Känslor vs. tankar – så blir du emotionellt hel

Émotions vs. pensées – comment se sentir émotionnellement entier

Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont nous parlons de nous-mêmes.

« Je sens qu'il ne me respecte pas. »

« Je sens que ça va mal se passer. »

« Je sens que tu as toujours… »

Mais ce ne sont pas des sentiments.

Ce sont des pensées – déguisées en sentiments.

Et quand nous ne pouvons pas les distinguer, nous commençons à vivre en réaction plutôt qu'en direction.

C'est le texte qui explique pourquoi certaines personnes deviennent des drama queens, d'autres des carrés – et comment évoluer vers quelque chose de beaucoup plus stable que les deux.

Qu'est-ce qu'une émotion – et qu'est-ce qu'une pensée ?

En psychologie, on distingue clairement entre :

Émotions (émotions)

Réactions corporelles, biologiques. Elles surviennent rapidement, souvent inconsciemment.

Peur. Colère. Tristesse. Joie. Honte. Dégoût.

Elles se ressentent dans le corps. Pouls. Respiration. Pression sur la poitrine. Larmes. Tension.

Pensées (cognitions)

Interprétations. Narrations. Conclusions.

Elles sont basées sur le langage et sont façonnées par des expériences passées.

Exemples :

« Il ne se soucie pas de moi. »

« Je ne suis pas à la hauteur. »

« Ça va mal finir. »

L'émotion est peut-être l'inquiétude.

La pensée est l'histoire que vous construisez autour d'elle.

Le problème ? La plupart d'entre nous n'avons jamais appris à les distinguer.

Quand nous restons bloqués dans les émotions : le schéma de la drama queen

Certaines personnes vivent presque entièrement dans la réactivité émotionnelle.

Elles ressentent fortement – et agissent immédiatement.

La colère devient accusation.

L'inquiétude devient contrôle.

La tristesse devient ultimatum.

Neuropsychologiquement, il s'agit souvent de l'amygdale – le centre de menace du cerveau – qui prend le dessus avant que le cortex préfrontal (la partie qui régule et analyse) n'ait le temps de s'activer.

Ce n'est pas une faiblesse.

C'est un système nerveux dérégulé.

Souvent, il y a un historique d'attachement insécure, d'imprévisibilité ou d'environnements où les émotions étaient explosives ou le seul moyen d'obtenir de l'attention.

On ressent beaucoup.

Mais on réfléchit peu.

Le résultat, c'est le drame. Non pas parce que la personne le veut – mais parce qu'elle manque d'intégration.

Quand nous nous déconnectons des émotions : le schéma du carré

L'autre extrême n'est pas le calme.

C'est l'extinction.

Ici, la pensée domine.

Tout est analysé. Rationalisé. Intellectualisé.

« Il n'est pas logique d'être triste. »

« C'est irrationnel. »

« Nous n'avons pas besoin d'en faire tout un plat. »

L'activation émotionnelle est réprimée au lieu d'être ressentie.

Psychologiquement, on observe souvent un attachement évitant ou des environnements précoces où les émotions n'étaient pas les bienvenues.

L'enfant apprend :

Les émotions sont dangereuses.

Les émotions font perdre le contrôle.

Pense plutôt.

De l'extérieur, cela semble stable.

Mais à l'intérieur, il y a souvent une déconnexion du propre corps.

Ce n'est pas l'harmonie.

C'est une forme plus douce de dissociation.

Le chemin mature : l'intégration

La maturité émotionnelle n'est pas de ressentir moins.

Ni de penser plus.

C'est de pouvoir :

  1. Remarquer l'émotion dans le corps
  2. La nommer correctement
  3. Examiner les pensées qui sont activées
  4. Choisir la réponse au lieu de la réaction

C'est là que le développement a lieu.

Quand vous pouvez dire :

« Je remarque que je ressens de la peur en ce moment. Ma pensée est que je vais être abandonné. Mais cela est basé sur une expérience passée. Je n'ai pas besoin d'agir sur cette émotion maintenant. »

C'est l'auto-leadership.

La recherche sur la régulation émotionnelle montre que le simple fait de nommer correctement une émotion réduit l'activité de l'amygdale. C'est ce qu'on appelle l'affect labeling.

Dire « je ressens de la honte » calme le système nerveux plus que de dire « il y a quelque chose qui ne va pas chez toi ».

Comment nous sommes formés – et comment nous changeons

Nous sommes formés par :

• Les schémas d'attachement

• La façon dont la famille gère les conflits

• Le niveau de stress du système nerveux

• Les blessures/expériences passées

Mais la neuroplasticité est réelle.

Le cerveau change lorsque nous nous entraînons.

Évoluer ne signifie pas devenir « moins sensible » ou « plus rationnel ».

Il s'agit de construire des ponts entre les pensées et les émotions.

Trois étapes concrètes vers l'équilibre

  1. Séparer le langage
    Remplacez « je sens que tu… » par :
    « Je ressens de la tristesse. Ma pensée est que tu ne te soucies pas de moi. »
  2. Retarder la réponse
    Donnez-vous 20 minutes en cas d'affect fort. Cela suffit souvent pour que le cortex préfrontal ait le temps de s'activer.
  3. Conscience corporelle
    Les émotions sont physiologiques. Entraînez-vous à les localiser dans le corps au lieu de créer directement une narration.

Et peut-être le plus important

Une drama queen est souvent une personne avec un système nerveux hyperactivé qui n'a jamais été aidée à réguler.

Un carré est souvent une personne qui a dû s'éteindre pour « survivre ».

Aucun des deux n'est mauvais.

Mais les deux peuvent évoluer.

L'équilibre n'est pas inné.

Il se cultive.

Et quand il est là, quelque chose de rare à notre époque apparaît :

Une personne qui peut à la fois ressentir profondément et penser clairement. 

Images | Diana, Pexels 

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